Solution

Solution anxiété de séparation chez le chien

Introduction au traitement de l’anxiété des séparations

Le traitement de base repose sur le contre-conditionnement et la désensibilisation systématique. La désensibilisation consiste en la présentation répétée, sous des intensités progressivement augmentées, du ou des stimuli déclenchant la réponse indésirable, dans des conditions qui minimisent les risques d’obtenir des réponses négatives. Cette technique est souvent utilisée en même temps que le contre-conditionnement, en mettant l’accent sur des contextes de détente. Les deux techniques permettent de modifier la réponse du chien lorsque le maître s’absente du milieu et d’habituer le chien à la solitude. Les étapes suivantes visent à réduire l’attachement social. Elles peuvent être utilisées pour réduire l’état anxieux et pour faciliter d’autres thérapies de comportement.

Un excellent produit pour réduire le niveau d’anxiété du chien est le Anxiety Wrap un harnais réducteur de stress pour chien. Il est fortement recommandé d’utiliser cet outil en combinaison avec ce programme. Un autre aide précieuse au problème d’anxiété de séparation du chien est le Pet Cam une caméra vidéo pour chien qui permet de voir le comportement de votre animal durant vos absences et ainsi mieux suivre le l’évolution du problème.

PREMIÈRE ÉTAPE

Évitez de flatter le chien, de lui parler inutilement, de le consoler, et même de punir le chien quand vous arrivez à la maison. Ces gestes introduisent le chien au concept d’isolement. Cette étape est plus difficile à vivre pour le maître que pour le chien, car le maître doit se montrer ferme et constant dans sa démarche. Si le chien cherche le contact, le maître doit lui donner une série de commandements (ex :  » ASSIS / COUCHÉ / ASSIS / COUCHÉ). Le maître devra ignorer son chien qui vient chercher une caresse ou une invitation au jeu non sollicité. Le maître peut, en tout temps, appeler son chien pour se faire obéir, pour le caresser ou pour jouer pour une durée qui lui plaira, pour ensuite lui donner promptement son congé.

Plus on donne de l’attention au chien, plus il en demande, et plus il souffrira d’une perte de contact social. En tant que maître, il faut cultiver une certaine indifférence si vous espérez guérir votre chien de son anxiété de séparation. Ce point, le plus difficile à mettre en application, se veut le pivot de la démarche, car une telle attitude contrarie le maître et ses besoins personnels de contact. Un maître qui sait pour un temps réduire ses caresses verra une désensibilisation plus rapide lors des absences.

DEUXIÈME ÉTAPE

La plupart des maîtres parlent au chien avant de partir, ils le flattent, le regardent, lui donnent à manger, le sortent dehors, etc.; autrement dit, ils annoncent leur intention de partir. L’attention accordée au chien amplifie les sentiments de perte, de frustration et d’anxiété.

Le chien associe une séquence de gestes (ouvrir la radio, fermer les portes, ramasser tout ce qui traîne par terre, mettre le chien dans la cage, s’habiller, se maquiller), de mots ( » Sois sage  »  » Je dois aller travailler, je reviens plus tard « ), d’expressions (mimiques d’inquiétudes) et d’émotions (donner un baiser) à un départ. Toutes ces associations sont à la base d’une série de réactions de la part du chien. Alors, il est préférable de ne pas s’occuper du chien une demi-heure avant le départ. Il ne faut pas le regarder, lui parler ou le toucher quinze minutes avant le départ. Débutez par quelques minutes, puis augmentez graduellement la durée pour atteindre un minimum de 15 minutes. En procédant progressivement, l’impression de perte affective sera diminuée.

TROISIÈME ÉTAPE

Lorsque vous arrivez à la maison, il ne faut pas manifester ni de joie excessive ni de colère. Tout comme à la deuxième étape, l’objectif est d’ignorer le chien pour une durée d’environ quinze minutes. Si le chien saute pour obtenir des caresses, le maître doit se déplacer, dire  » ASSIS  » et ignorer le chien pendant dix minutes. Si le chien a des problèmes d’incontinence, sortez-le en demeurant très neutre, faites-le entrer et ignorez-le pendant quinze minutes.

L’expression de joie excessive à votre retour, renforcée par l’attention, provoque chez le chien un état d’excitation particulier. Le chien anticipe l’heure du retour, et son état d’excitation s’intensifie progressivement dans la demi-heure ou l’heure qui précède l’arrivée. Cette excitation s’épanchera par le biais de comportements nuisibles. Dans un tel cas, la punition s’avère d’aucune utilité. L’anticipation de la punition peut provoquer une anxiété plus marquée qui se traduira soit par des mictions avant le retour ou un comportement de soumission au retour des maîtres.

QUATRIÈME ÉTAPE

Le maître doit réserver un endroit pour que le chien puisse se coucher, et ce, dans quelques pièces de la maison. Si le chien cherche à coucher ailleurs qu’aux endroits assignés (justement pour s’assurer un contact physique), le maître devra renvoyer son chien à un des endroits prévus pour dormir. Le chien fera tout pour maintenir un contact, qu’il soit physique, olfactif ou visuel. On ne peut trop souligner l’importance de créer une  » rupture « .

CINQUIÈME ÉTAPE

Conforme à la logique de la première étape, Il faut éviter les jeux qui nécessitent l’usage de la gueule du chien, tels retirer des objets et le tiraillement, puisque ceux-ci se prêtent particulièrement au renforcement de la position hiérarchique de l’animal.

SIXIÈME ÉTAPE

Le maître doit habituer le chien autant à des endroits d’isolement (cage) que ceux dédiés à l’activité et au jeu. L’endroit où le chien couche (station) doit être associé au calme. La cage peut aussi être utilisée. Celle-ci requiert une période de sensibilisation spéciale. Le maître place un objet (jouet ou biscuit) à l’endroit spécifique où le chien doit se coucher. Donnez le commandement  » MAISON  » ou  » PLACE « . Laissez le chien explorer à sa guise avant d’exiger qu’il y reste pour quelques minutes. Si le chien pleure en présence du maître, attendez qu’il se calme avant de le libérer. Lorsque le chien doit demeurer sur place sans la présence du maître, donnez le commandement  » RESTE  » et attendez avant de le libérer. Répétez cette démarche aussi souvent que possible au courant de la journée, afin d’en arriver à une période d’isolement de dix minutes et plus. Il est important de pratiquer cette manœuvre souvent en présence du chien afin qu’il n’associe pas la cage à une séparation.

SEPTIÈME ÉTAPE

Afin de réduire le taux de dépendance du chien à vote égard (par exemple, le chien vous suit partout), nous suggérons une forme de conditionnement qui rassurera votre chien quand à la permanence de l’objet de sa dépendance. Dites  » RESTE « , déplacez-vous dans une autre pièce et revenez immédiatement. Répétez cette procédure plusieurs fois, à divers moments et à divers endroits. La technique demeure la même, peu importe la position dans laquelle le chien se retrouve (debout, assis ou couché) Il est important de suivre un ordre de difficulté préétabli :

* Placez votre main gauche, paume ouverte, devant les yeux de votre chien.
* En même temps, dites-lui  » RESTE « .
* En partant avec le pied droit, faites un tour complet du chien avant de reprendre votre position initiale.
* Flattez le chien, récompenser et recommencez la manœuvre
* Après plusieurs essais, si vous vous apercevez que le chien demeure en place, effectuez un court arrêt devant lui avant de reprendre votre position.
* Prenez graduellement de la distance à chaque nouvel essai. Procédez lentement et félicitez-le ponctuellement en utilisant des récompenses. Si le chien a tendance à se déplacer, replacez-le sans répéter le commandement, mais faites plutôt le geste devant ses yeux.

HUITIÈME ÉTAPE

Pour acquérir un meilleur contrôle au moment de franchir une porte de sortie, éviter l’excitation du chien. Nous recommandons d’exécuter la combinaison de commandements « ASSIS / RESTE » à quelques pieds de la porte, feindre un départ, aller toucher la poignée sans ouvrir et revenir. Félicitez-le s’il ne montre pas de signes d’excitation.

Le propriétaire demande au chien de s’asseoir et de  » RESTER  » avant de franchir la porte (préalablement ouverte) et de revenir immédiatement. Répétez plusieurs fois cet exercice avant d’augmenter graduellement le temps que le maître demeure de l’autre côté de la porte. Lorsqu’on augmente la durée, il serait souhaitable de varier les secondes ou les minutes. Par exemple : secondes / minutes, etc.

NEUVIÈME ÉTAPE

Les indices de sensibilisation reliés au départ échappent souvent au maître, mais pas au chien. Il existe un grand nombre de gestes inconscients qui confirment au chien qu’un départ est imminent. Il faut prendre grand soin d’identifier et analyser notre comportement rituel et désensibiliser le chien à l’aide des indices suivants :

* Donnez les commandements  » ASSIS  » ou  » COUCHÉ « , ainsi que le  » RESTE  » en lui présentant à répétition un stimulus qui provoque son anxiété (vos clés, par exemple) sans toutefois quitter la maison.

* Habituez votre chien à ces indices en lui présentant une variété de stimuli : clés, bottes, manteau, laisse, etc., et ce, plusieurs fois par jour sans départ réel.

DIXIÈME ÉTAPE

L’étape suivante vise à habituer le chien à rester seul de plus en plus longtemps, sans qu’il manifeste d’anxiété. Pour commencer, la séparation doit être très courte de manière à ce que le chien n’ait pas le temps d’amorcer un comportement anxieux. L’augmentation de la durée d’absence doit être très progressive, et dépend des réactions de chaque chien. Ainsi, n’augmentez pas la durée de la séparation tant et aussi longtemps qu’il affichera des signes d’anxiété et de comportement d’accueil excessif. La période la plus longue et difficile est d’habituer le chien à demeurer seul pendant trente minutes. Si un chien arrive à demeurer calme pendant 90 minutes, il pourra faire de même pendant plusieurs heures. Il est cependant suggéré d’instaurer plusieurs tranches de quelques heures dans votre horaire.

* Demandez au chien d’aller dans son endroit d’isolement une demi-heure avant votre (faux) départ.
* Donnez-lui la séquence  » ASSIS  » ou  » COUCHÉ  » calmement.
* Procédez à la simulation de votre départ en prenant votre manteau et vos clés.
* Ouvrez votre porte, franchissez-la et fermez-la sans rien dire ni rien faire de plus.
* Attendez que la durée de l’absence soit complètement écoulée avant de rouvrir la porte et d’entrer.
* Si le chien est agité ou démontre tout signe d’anxiété, ignorez-le et ne lui donnez aucune forme d’attention.
* Si le chien demeure calme au retour de l’isolement, félicitez-le calmement
* Répétez cet exercice souvent à divers moments de la journée, en augmentant la durée.

Demander de l’aide

1. Il est essentiel de dédramatiser chaque départ que vous effectuez. Par exemple, habillez-vous, prenez vos clés et sortez de la maison pour que le chien pense que vous partez. Demandez à une personne que le chien ne connaît pas de venir rester dans la maison avec le chien.
2. Dites à votre ami qu’une fois sorti de la maison, qu’il attende 10 secondes et qu’il récompense et divertisse le chien.
3. Entrez dans la maison, enlevez votre manteau et réconfortez votre chien une fois qu’il a retrouvé son calme.
4. Une fois que le chien ne démontre pas d’inquiétude, reprenez l’exercice et cette fois, augmentez le temps d’absence à 15 secondes, ensuite 20, trente, 1 minute, 2 minutes, 5, 10, tout en maintenant la présence d’une personne peu connue dans la maison. Le chien apprendra à apprécier tous ces départs qui lui apportent tant de récompenses. De plus, le chien ignore toujours quelle sera la durée d’absence du maître – 10 minutes? Trois heures? NOTE : Il est déconseillé de laisser un chien seul plus de huit heures dès le départ de la désensibilisation.

5. Si le chien réagit bien à l’approche décrite ci-haut, reprenez l’exercice sans la présence d’une personne dans la maison. Commencez avec une période de 10 secondes et assurez-vous que le chien ait des jouets pour se divertir. Lorsque vous décidez de vraiment quitter la maison, ignorez le chien complètement avant votre départ. Lorsque vous revenez, prenez soin de ne pas réagir avec trop d’enthousiasme.

Pour éviter que votre chien n’ait rien à faire durant votre absence, laissez-lui des jouets. Choisissez un jouet qui occupe le chien longtemps. Il existe, par exemple, un jouet du nom de kong( dans lequel vous placez de la nourriture; le chien doit trouver la façon d’y retirer la nourriture, et ce procédé prend des heures. Vous pouvez aussi placer des jouets dans des endroits stratégiques dans la maison, et le chien doit les trouver. Le chien viendra à anticiper vos départs avec joie!

Si rien ne suffit, il reste à consulter votre vétérinaire comportementaliste pour un médicament que vous pourriez administrer à votre chien, en même que vous entreprenez sa modification de comportement.

Lorsque le problème est ciblé, une amélioration peut se voir après quelques semaines. Si le milieu ou la dynamique familiale change, des rechutes peuvent se manifester. À ce moment-là, il s’agit de reprendre la démarche et les problèmes s’estomperont plus rapidement.

5 réponses à Solution

  1. jammes nathalie dit :

    bonjour je garde le chien de ma maman partie en vacances ,le chien me connait très bien ,ma maison est à dix metres de celle de ma mére nous avons chacune un jardin qui nous sépare, et dés qu’elle n’est plus là ,il ne veut pas rester dans mon jardin mais tente de rejoindre son jardin,quand je le prend chez moi il reste sous la table , je le fais dormir au garage avec mon chien qu’il connait puisqu ils sont voisins et avec qui il n’y a aucun soucis ,mais le matin monchien dort sur son tapis et celui de ma mére est planqué là où il peut sous des sacs derriere un carton …bref c’est la galére aussi pour le faire manger ,il n’y a qu’en campagne qu il se détend, il a peur de tout et c’est compliqué de le voir comme ça ,merci beaucoup , il a un an c’est un teckel croisé griffon

  2. vanhoeck dit :

    trop tard pour çà. cela fait cinq ans que nous sommes collés a notre bouvier Bernois. Il s’arrache les poils de la queue il lèche ses pattes jusqu’au sang. Connaissez vous un médicament qui pourait la calmé
    Merci
    Jean-Luc Vanhoeck

  3. France Paradis dit :

    Je vous remercie de vos conseils, je vais les mettre en pratique avec mon chien Pompon. En espérant que cela fonctionne parce que je suis vraiment découragé par ses comportements d’anxiété de séparation.

  4. manon meunier dit :

    je vous remercie de vos conseilles je vais les faires c est sur merci

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